Règlement du Concours de Poésie 2018

de la Compagnie des Écrivains de Tarn-et-Garonne


1. La Compagnie des Écrivains de Tarn-et-Garonne organise le « Prix de la Poésie en Occitanie ».

2. Ce concours est ouvert aux poètes adultes de toute la France et aux jeunes de moins de 18 ans de l'Académie de Toulouse, du 1er-01-2018 au 30-03-2018 (date impérative de clôture du concours).

3. Ce concours au thème libre comprend les catégories suivantes :

 Section A : Poésie classique (hors formes fixes)

 Section B : Poésie classique (formes fixes)

 Section C : Poésie néo-classique (quelques licences autorisées)

 Section D : Poésie libérée (pas de rimes, nombre de pieds inégaux)

4. Le nombre de poèmes envoyés est limité à 3 par section. Les textes seront dactylographiés, non signés, sur feuille A4, et porteront, en haut, à gauche, la section choisie (pour les Jeunes, rajouter l'âge) et en haut à droite, 3 lettres suivies de 3 chiffres (ex : HDC814)

5. Dans une enveloppe close sur laquelle sera reporté ce même code (ex : HDC814), seront inscrits, sur une feuille blanche, le nom, prénom, âge (pour les moins de 18 ans), adresse, téléphone, mél, titre des poèmes (enveloppe d'anonymat).

6. Chaque envoi comprendra :

- Les œuvres en 3 exemplaires, avec l'enveloppe d'anonymat.

- Un chèque de 10 euros correspondant aux frais d'inscription pour les adultes, libellé à l'ordre de la Compagnie des Écrivains de Tarn-et- Garonne.

- Une enveloppe timbrée et libellée au nom et à l'adresse du candidat sera ajoutée, pour l'envoi du palmarès.

Le concours est gratuit pour les moins de 18 ans.

7. La totalité des frais d'inscription sera redistribuée aux lauréats (2 prix dans chaque section, sous réserve de qualité suffisante).

8. Le dossier constitué sera envoyé non recommandé (avec adresse de l'expéditeur au verso de l'enveloppe) mais suffisamment affranchi à :

Marilène Meckler, Compagnie des Écrivains de Tarn-et-Garonne

Maison de la Culture, Ancien Collège, 2 rue de l'Ancien Collège

82000 Montauban

9. La remise des Prix aura lieu à la Cave à lire de la Librairie "La Femme renard" ex Deloche, 21 rue de la République, à Montauban, vendredi 8 juin 2018, à 17h30. Les décisions du Jury sont sans appel et les textes ne sont pas rendus.

10. Si le nombre des candidats est insuffisant, les organisateurs se réservent le droit d'annuler le concours et les chèques seront restitués.

11. La participation au concours implique l'acceptation du présent règlement.

 


 

RESULTATS CONCOURS DE POESIE 2017

Le vendredi 9 Juin 2017 à la Cave à lire de la librairie Deloche à Montauban, la Compagnie des écrivains a procédé à la remise des prix du concours de poésie 2017.

 

     Ce concours organisé de main de maître(sse) avec passion et compétence par Marilène Meckler a connu un franc succès. La manifestation cordiale a été richement animée par le talent des lauréats et des poètes présents pour la circonstance, avec la complicité de Pierre Desvergnes (Pierann), animateur affirmé.

 

Lauréats du Prix 2017 :

Section classique et formes fixes :

Frédéric Blémond de Castelnau d’Azan (32) pour le poème « Un œil sur son chemin »

Section néo-classique :

Jean-Jacques Borreil de Tarbes (65), pour son poème « Didou, mon chien »

Section poésie libérée :

Martine Gava-Massias, de Savères (31) pour son poème « Carmen ».

Chaque lauréat a reçu un chèque et un ensemble de livres.

La présence de Michel Ferrer (fondateur de la Compagnie) a été très appréciée. Il nous a fait part de sa joie de voir renaître ce concours de poésie qui a connu par le passé des heures de gloire et de grande ampleur avec la participation de poètes reconnus et un public évalué à une centaine de personnes lors de la remise des prix à l’Ancien Collège.

Vous trouverez dans cet article les textes primés et les photos de la veillée poétique et musicale improvisée pour l’occasion.

Il va de soi que ce concours sera reconduit en 2018. 

À vos plumes et à bientôt pour de nouvelles aventures littéraires.

 

UN ŒIL SUR SON CHEMIN


                                          Comme un trésor gardé dans son écrin de charme 

                                          Sur un duvet moelleux pour épargner les heurts, 

      Elle dort dans la paix, loin des fins abuseurs, 

      Pour que son rêve entier élude le vacarme...

 

Fuyant sans le lui dire, un péril, une alarme, 

Elle a trouvé refuge en ses bras épouseurs. 

Sa joie et son sourire en soins exorciseurs 

Pour préparer sans mal un futur rose parme... 

 

Tel le chevalier blanc volant à son secours,

Il abrite ses pas, garantit son parcours, 

Rassurant son sommeil par sa seule présence... 

 

Aura-t-elle besoin de lui jusqu'à demain ? 

Ou devra-t-il quitter la belle en suffisance ? 

Il gardera toujours un œil sur son chemin... 

 

                                                                                                                                                                 Frédéric BLEMOND

 


 


 

À DIDOU MON CHIEN

 

Aujourd'hui tu n'es plus, pourtant je me souviens… 


 Dénué de malice et plein de gentillesse, 

Intelligent et doux... tu n'étais que le chien...  

Dandy, tu nous faisais de tes grâces largesse  

Ondoyant de l'échine... invite à la caresse...  

Un long discours des yeux... c’était ton quotidien… 

 

Méditatif, parfois figé comme à grand-messe,  

Observateur, souvent tu campais le gardien,  

Narine au gré des vents, tu mimais les veilleurs...  

 

Choriste soprano des meutes de brailleurs,  

Héraut de tête, un jour tu menais tes complices... 

Impromptu, ton départ me fut un vrai supplice  

Et pour moi qui t'aimais autant qu'un être humain 

Ne restent que photos... tristes... sans lendemain… 

 

                                                                      Jean-Jacques BORREIL

 


 

 CARMEN


  D'où viennent cette vive fragrance, 

 Dans l'ombre de la nuit,  

Cet air de guitare,  

Cet air de fifres et de flûtes  

Et tous ces sons de cloches  

Qui résonnent derrière le rideau noir  

 De la Sierra Nevada

 

D'où viennent ces fluorescentes effluves  

Qui flânent,  

Odeurs flétries de sang  

Mêlées aux essences épicées ?  

Et cet air de séguedille,  

Qui roule, se déroule  

Et ricoche contre les murs ? 


Écho de la mort  

Dans l'ombre de la nuit.  

Le Guadalquivir saigne  

A coups de timbales lugubres.  

La couleur du sang coule,  

Émaille mes songes de larmes et de frissons,  

Sous le ciel funèbre andalou. 


 Fardée de perles pourpres, 

La belle rebelle 

Ne danse plus.  


Dans la nuit rouge et noire de Séville. 

Ella ya no baila.

 

                                                                Martine GARA-MASSIAS